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Dimanche 17 mai 2009

Extrait de L’Arche n°612 (mai 2009) - On peut recevoir un exemplaire gratuit du journal en envoyant son adresse postale à info@arche-mag.com.

ahmedinajab

Le 20 avril 2009, au siège européen des Nations unies à Genève, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad monte à la tribune pour prendre la parole devant les délégués à la Conférence d’examen de Durban (dite Durban 2).

 

Son discours est brièvement interrompu par des étudiants juifs français déguisés en clowns, puis par le départ d’un certain nombre de délégués qui quittent la salle pour protester contre ses propos visant Israël, le sionisme et les Juifs [1].

UEJF-durban2

 

Mais qu’a dit exactement Ahmadinejad? Aussi bizarre que cela puisse paraître, cette question simple en apparence a reçu des réponses contradictoires.

Ainsi, juste avant le départ des délégués européens, quand Ahmadinejad commence à parler des circonstances de la création de l’État d’Israël, on entend distinctement le président iranien prononcer, en langue persane (farsi), le mot «Holocauste». Dans la traduction simultanée qui a été diffusée en France – et dont la vidéo demeure disponible sur internet – l’interprète français dit: «sous prétexte des Juifs qui ont été victimes de l’Holocauste». Dans la traduction simultanée en langue anglaise, l’interprète dit, au même endroit du discours: «under pretext of Jewish sufferings and the am…» («sous le prétexte de souffrances juives et l’am…»), puis il s’interrompt de manière inexplicable et ne reprend le fil de la traduction qu’à la phrase suivante.
Que s’est-il passé, pour que deux interprètes professionnels donnent des versions différentes d’un même texte? Et pourquoi l’interprète anglophone s’est-il interrompu au milieu de sa traduction?

Si on consulte la version anglaise du discours qui a été diffusée ultérieurement sur le site internet de PressTV (une télévision gouvernementale iranienne en langue anglaise, qui est en fait un véhicule de la propagande de Téhéran à destination du monde anglo-saxon), on lit: «under the pretext of Jewish suffering», soit, à un article près, le début de la traduction de l’interprète; mais sans aucun mot qui commence par «am…». En revanche, si on se reporte au texte dans un anglais parfois approximatif qui a été distribué à Genève par la Mission permanente de la République islamique d’Iran auprès des Nations unies, on trouve: «on the pretext of Jewish sufferings and the ambiguous and dubious question of holocaust». (Contrairement à l’usage, le texte iranien ne met pas de majuscule au mot «Holocaust».)
Telle est l’origine du «am…» dans la bouche de l’interprète. Il s’apprêtait à dire «ambiguous», et il s’est arrêté soudain. Dans l’original anglais du discours de Mahmoud Ahmadinejad figure bien, après le «prétexte» des «souffrances juives», «la question ambiguë et douteuse de l’Holocauste». C’est ce texte-là que l’interprète a sous les yeux, de même que les diplomates et les autres participants à la conférence. C’est ce texte-là qui est pour eux le discours d’Ahmadinejad: préparé à l’avance, traduit en anglais et diffusé par les autorités iraniennes, il définit la position de Téhéran.
De fait, lisant son discours à la tribune de Genève, Ahmadinejad a prononcé le mot «holocauste» (on peut supposer qu’il ne pensait pas y mettre une majuscule), bien que la traduction de PressTV ait ensuite biffé le mot. Mais il a évité, à la dernière minute, de prononcer les adjectifs «ambigu et douteux». Si l’«holocauste» était selon Ahmadinejad un «prétexte» à la création de l’État d’Israël, le flou subsiste quant à la réalité de l’événement en question. Ce doute est, si l’on en croit les journalistes présents à Genève, le fruit d’une rencontre de dernière minute entre le président iranien et le secrétaire général des Nations unies, au cours de laquelle Ahmadinejad aurait été convaincu de ne pas aborder trop explicitement cette question qui fâche.

Voici donc, selon la version anglaise de PressTV, ce que Mahmoud Ahmadinejad a dit à Genève. Dénonçant «un certain nombre de pays puissants» qui gèrent les affaires du monde en «se basant sur leurs propres intérêts», il déclare:

«À la suite de la seconde guerre mondiale, elles ont recouru à l’agression militaire pour transformer toute une nation en peuple sans abri sous le prétexte de la souffrance juive et ils ont envoyé des immigrants d’Europe, des États-Unis et d’autres parties du monde pour mettre sur pied un gouvernement totalement raciste en Palestine occupée. Et, pour compenser les terribles conséquences du racisme en Europe, ils ont aidé à amener au pouvoir le régime le plus cruel et le plus répressif en Palestine.»

Nous suivons ici la traduction française publiée le 22 avril par Alain Gresh, directeur adjoint du Monde diplomatique, sur son blog Nouvelles d’Orient. Pour M. Gresh, qui se définit comme «spécialiste du Proche-Orient», le texte de PressTV représente l’«intervention intégrale» du président iranien. Dans une chronique au titre particulièrement violent, «Durban II, délire et désinformation», M. Gresh s’en prend aux journalistes occidentaux qu’il accuse de «déformer [l]es propos» d’Ahmadinejad. Ce dernier a renoncé aux mots «ambigu et douteux», donc tout est bien qui finit bien, et seuls des esprits chagrins ou des experts en «délire et désinformation» y trouveront à redire.

Ne chipotons pas sur le mot «holocauste» (avec ou sans majuscule) qui, figurant dans la version écrite originelle, puis effectivement prononcé par Ahmadinejad à la tribune, a disparu de la version tardive mise en ligne par les propagandistes de PressTV et fidèlement traduite par Alain Gresh [2]. Demandons-nous plutôt lequel, du discours rédigé à Téhéran et de la version amendée in extremis à Genève, est le «vrai» discours d’Ahmadinejad, c’est-à-dire l’expression des sentiments profonds du pouvoir iranien actuel.
Quand Ahmadinejad écrit que l’État d’Israël (il n’emploie évidemment pas le mot) a été créé «sous le prétexte de la souffrance juive et de la question ambiguë et douteuse de l’holocauste», qu’il fait diffuser ce texte en version anglaise par ses représentants officiels aux Nations unies, et qu’à la dernière minute il consent à en retrancher deux adjectifs, où faut-il voir la vérité de ce qui se dit et se pense à Téhéran? Dans le texte originel, mûrement pesé et médité, ou dans le correctif improvisé à Genève? Pour tout esprit honnête, la réponse à cette question ne devrait faire aucun doute, surtout au vu de ce qui se dit et s’écrit en ce moment même en Iran, et dont nous reproduisons quelques exemples en complément à cet article.
Mais restons au discours d’Ahmadinejad à Genève. Le monde entier, obnubilé par le négationnisme dont le régime iranien a fait sa marque de fabrique, s’est polarisé sur le passage du discours relatif au «prétexte» de «l’holocauste». Du coup, on a négligé un passage bien plus long, dont une partie a aussi été omise à la dernière minute par Ahmadinejad. Dans ce passage il n’est pas question de «l’holocauste», mais sa tonalité est bien plus épouvantable encore. Il s’agit d’un discours proprement antisémite, fondé sur les dubies conspirationnistes dans la veine des Protocoles des Sages de Sion. Certes, le mot «Juifs» est remplacé par le mot «sionistes»; mais un enfant de cinq ans comprend de quoi il ressort. Voici ce passage du discours d’Ahmadinejad, qui suit immédiatement le passage dont nous avons parlé plus haut.

«Le Conseil de sécurité a contribué à la stabilisation du régime sioniste et a soutenu les sionistes durant les soixante dernières années, leur donnant un feu vert pour poursuivre leurs crimes.
Il est d’autant plus regrettable qu’un certain nombre de gouvernements occidentaux, avec les États-Unis, se soient engagés à défendre ces individus racistes responsables de génocide, alors même que la conscience éveillée et les esprits libres du monde entier condamnent les crimes sionistes d’agression, de massacres et autres brutalités commises lors des bombardements de civils à Gaza. Ces gouvernements ont toujours soutenu ou sont restés silencieux face aux actes infâmes du régime sioniste.
Fort malheureusement la raison de leur soutien et de leur silence est que le sionisme égoïste et barbare est parvenu à pénétrer profondément leur structure politique et économique, ce qui inclut leur législation, leurs médias de masse, leurs entreprises, leur système financier et leurs agences de sécurité et de renseignement. Ils ont imposé leur domination au point que rien ne puisse être fait contre leur volonté. Dans certains pays, même les changements de gouvernement ne font jamais fléchir le soutien aux sionistes, bien qu’ils soient tous conscients de leurs crimes: cela est en soi fort regrettable.
Tant que la domination sioniste se maintiendra, de nombreux pays, gouvernements et nations ne seront jamais en mesure de jouir de la liberté, de l’indépendance et de la sécurité. Tant qu’ils seront au sommet du pouvoir, la justice ne triomphera jamais dans le monde et la dignité humaine continuera d’être offensée et piétinée. Il est grand temps que l’idéal du sionisme, qui constitue le paroxysme du racisme, soit brisé.»

Qui sont donc ces «sionistes» omniprésents, capables de «pénétrer profondément» la «structure politique et économique» des pays occidentaux, y compris «leur législation, leurs médias de masse, leurs entreprises, leur système financier et leurs agences de sécurité et de renseignement»? Comment imposent-ils leur «domination» dans «de nombreux pays», au point que leurs habitants ne peuvent «jouir de la liberté, de l’indépendance et de la sécurité»? À quoi les reconnaît-on, puisqu’ils sont «au sommet du pouvoir»? Mahmoud Ahmadinejad a certainement la réponse à ces questions, puisque le passage ci-dessus figure dans le discours traduit, imprimé et diffusé en son nom par la Mission permanente de la République islamique d’Iran auprès des Nations unies.

Pour le premier passage, nous avions eu recours aux services du traducteur bénévole Alain Gresh. Pour ce passage-ci, notre collaborateur, aussi involontaire que le premier, se nomme Thierry Meyssan. Le journaliste conspirationniste, qui vit désormais au Liban, continue d’alimenter son site internet Voltairenet.org (ex-«Réseau Voltaire») en articles où il dévoile, outre l’«effroyable imposture» du 11-Septembre, les innombrables complots ourdis par un Empire que dirigent des puissances occultes et où le «sionisme» joue un rôle de premier plan. Le discours d’Ahmadinejad était donc pain bénit, et Meyssan ne pouvait manquer de le reproduire. Cependant, les circonstances ont donné à cette reproduction un relief particulier.
Il faut dire que le site Voltairenet.org existe, pour des raisons qui tiennent peut-être à ses sources de financement, en plusieurs langues. Sur le site de langue anglaise, on trouve à la date du 22 avril 2009 une version du discours qui est strictement conforme à celle de PressTV. Sur le site de langue française, en revanche, le texte publié est daté du 20 avril, jour où Ahmadinejad a pris la parole. Et il repose sur la première version, celle qui a été distribuée par les Iraniens à Genève – à une exception près: l’expression «sous le prétexte de la souffrance juive et de la question ambiguë et douteuse de l’holocauste» est devenue «sous prétexte des souffrances juives et des abus sur la question de l’Holocauste» [3].
C’est ainsi que le lecteur de Voltairenet.org a droit, selon sa langue, à la version originale du discours prononcé par Ahmadinejad à Genève (en français et en espagnol), ou à la version aseptisée de ce même discours publiée par PressTV (en anglais et en italien)… Le développement sur «la domination sioniste» figure dans la version originale. Dans la version aseptisée, la partie du discours commençant par «Fort malheureusement» a disparu de manière inopinée. Des «actes infâmes du régime sioniste» on passe directement à «l’attaque U.S. contre l’Irak» et à «l’invasion de l’Afghanistan» (on y apprend que celle-ci a été «planifiée par les sionistes et leurs alliés de l’administration U.S. d’alors»).

Continuons à lire le texte d’Ahmadinejad. L’orateur revient à son thème de prédilection, sans la moindre autocensure. Désormais, toutes les versions concordent – celle d’avant le discours et celle d’après le discours.

«Aujourd’hui la communauté humaine est confrontée à un genre de racisme qui a terni l’image de l’humanité au début du troisième millénaire. Le mot “sionisme” [NDLR: en fait, Ahmadinejad parle ici du “sionisme mondial”: voir la note 3 en fin de cet article] incarne un racisme qui a faussement recours à la religion et abuse du sentiment religieux pour cacher sa haine et son horrible visage.
Il est cependant très important de souligner les objectifs politiques de certaines des puissances mondiales et ceux qui contrôlent des intérêts économiques, des richesses énormes dans le monde. Ils mobilisent toutes leurs ressources, dont leur influence économique, politique et médiatique mondiale pour apporter leur soutien au régime sioniste et s’efforcent singulièrement d’atténuer l’indignité et la disgrâce de ce régime.
Ce n’est pas uniquement une question d’ignorance et il est impossible de dompter de tels phénomènes par de simples messages culturels. Des efforts doivent être déployés afin de mettre un terme aux abus, par les sionistes et leurs soutiens, à l’encontre de la volonté politique et internationale et, en respect de la volonté et des aspirations des nations, les gouvernements doivent être encouragés et soutenus dans leurs combats visant à éradiquer ce racisme barbare, à avancer vers une réforme des mécanismes internationaux actuels. 

Vous êtes, sans aucun doute, tous informés des complots de certains pouvoirs et des cercles sionistes contre les objectifs et les aspirations de cette conférence. Malheureusement beaucoup d’informations peuvent être diffusées dans un but de soutien au sionisme et à ses crimes, et il en va de la responsabilité des honorables représentants des nations de faire le jour sur ces campagnes qui sont en opposition avec les valeurs et principes humains.»
Un lecteur innocent ne verra là rien d’autre qu’une attaque en règle contre le «racisme» de l’État israélien. Un lecteur un peu plus subtil, informé par les passages du même discours que nous avons cités précédemment, s’interrogera sur l’identité de «ceux qui contrôlent des intérêts économiques, des richesses énormes dans le monde» et qui «mobilisent toutes leurs ressources, dont leur influence économique, politique et médiatique mondiale pour apporter leur soutien au régime sioniste»…

À la vérité, il ne faut pas être grand clerc pour comprendre que la fantasmagorie antisémite se déploie ici dans toute sa brutalité. Partant de là, on est en droit de se poser des questions quant au discernement – ou à l’honnêteté intellectuelle – dont ont fait preuve les commentateurs français qui ont balayé d’un revers de la main les objections au discours de Mahmoud Ahmadinejad. On est même en droit de se demander de quelle manière ces mêmes commentateurs comprennent les discours, somme toute très semblables à celui de Mahmoud Ahmadinejad, prononcés par les «antisionistes» français que sont Dieudonné, Alain Soral et Yahia Gouasmi. Lorsque ce dernier – président du Parti anti-sioniste, du Centre Zahra et de la Fédération chiite de France – déclare sous le regard approbateur de ses deux comparses que «le sionisme a gangrené notre société», qu’il «gère les médias» et qu’il «gère l’éducation de nos enfants», il ne fait rien d’autre que reprendre, dans le contexte français, le discours dont Mahmoud Ahmadinejad était porteur devant une conférence des Nations unies à Genève.
Contrairement à l’impression que certains ont voulu donner lors de la Conférence «Durban 2», les enjeux ne se limitent pas au Proche-Orient, et ce qui est en cause n’est pas seulement le conflit israélo-palestinien. Car faire montre de la moindre indulgence envers les propos du président iranien, c’est entériner par avance les propos – voire les actes – de ses adeptes et imitateurs un peu partout dans le monde. Y compris en France.

NOTES

1. Selon les comptes rendus de la conférence qui ont été publiés, les délégués des 24 pays suivants ont quitté la salle après le commencement du discours de Mahmoud Ahmadinejad: Autriche, Belgique, Bulgarie, Chypre, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Malte, Portugal, République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Saint-Kitt et Neviss, Slovaquie, Slovénie, Suède. Neuf pays avaient par avance boycotté la conférence, pour les mêmes raisons: l’Allemagne, l’Australie, le Canada, les États-Unis, Israël, l’Italie, la Nouvelle-Zélande, les Pays-Bas et la Pologne. On remarque que tous les pays membres de l’Union européenne qui n’ont pas boycotté la conférence se sont retirés de celle-ci lors du discours d’Ahmadinejad. La République tchèque (qui assume la présidence tournante de l’Union européenne) décidera de se retirer définitivement de la conférence après le discours; les autres pays européens reprendront leur place dans la salle après le discours du président iranien.

2. Par ailleurs, Alain Gresh se livre à une petite rectification amusante dans le vocabulaire des traducteurs iraniens. Le discours de Mahmoud Ahmadinejad se réfère, dans la version initiale comme dans la version «corrigée», aux «migrants» que les grandes puissances ont envoyés en Palestine pour y fonder l’État d’Israël. Mais le mot «migrants» a, dans la langue française contemporaine, une connotation positive liée aux tribulations des non-Européens en recherche d’un lieu où vivre et travailler. Les «migrants» du discours iranien sont donc devenus, sur le blog du Monde diplomatique, des «immigrants».

3. Pour être précis, il est un autre endroit où la traduction publiée par Thierry Meyssan s’écarte de l’original. On lit chez Meyssan: «Le mot “sionisme” incarne un racisme (…)». Or le texte anglais diffusé par les Iraniens, aussi bien dans la version originelle que dans la version ultérieure de PressTV, dit que le «World Zionism», c’est-à-dire le «sionisme mondial», est une incarnation du racisme (une formulation tout à fait conforme au conspirationnisme antisémite qui imprègne le discours d’Ahmadinejad). Pourquoi cet écart subit? Une explication pourrait être que Thierry Meyssan, ou celui qui a effectué pour lui une traduction de l’anglais vers le français, a pris peur devant cette violence verbale. Une explication plus triviale tiendrait à une confusion entre les mots anglais world («monde») et word («mot»).
http://www.terredisrael.com:80/wordpress/?p=7631

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Vendredi 8 mai 2009

Dans le cadre de sa tournée européenne, le Ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Liberman a effectué une courte visite  à Paris. Cette étape parisienne a été ponctuée par une rencontre avec son homologue français Bernard Kouchner au Quai d’Orsay.

Il a été reçu à l’Elysée où, en l’absence du Président de la République en tournée en province, il a rencontré le  Secrétaire général Claude Guéant…Lire la suite

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Vendredi 8 mai 2009

Le pèlerinage de Sa Sainteté le pape Benoît XVI en Terre sainte a pour visée la promotion de la paix et de la réconciliation : « Au cours de mon pèlerinage en Terre sainte, je demanderai au Seigneur, en me rendant sur les lieux sanctifiés par son existence terrestre, de nous faire le présent précieux de l’unité et de la paix au Proche-Orient et pour toute l’humanité.1 » Sa Sainteté a défini son pèlerinage en Terre sainte de visite au lieu de naissance de la foi chrétienne: « Je m’apprête à visiter Israël, pays sacré pour les chrétiens comme pour les juifs, pays où plongent les racines de notre foi. L’Eglise puise en effet ses valeurs dans les racines de ce bon olivier – le peuple d’Israël -  sur lequel ont été greffées par les Gentils les branches de l’olivier sauvage (Épître aux Romains 11, 17-24). Depuis les premiers jours du christianisme, notre identité et chacun des aspects de notre existence et de notre culte ont été intimement liés à l’ancienne religion de nos pères dans la foi. » Lire la suite

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Samedi 17 janvier 2009

Cela se passe en France: des foules qui défilent en keffiehs, criant leur haine d'Israël en brandissant les drapeaux de la Palestine, du Hamas, du Hezbollah et des riantes démocraties du Maghreb. On y entend, comme samedi à Paris, boulevard du Temple : "Nous sommes le peuple de France et de Paris, peuple de la résistance, nous sommes tous des Palestiniens ! " et aussi : " Allaho akbar ! ". On y voit le PC, la CGT, et toute l'extrême gauche, venus participer à la criminalisation de l'État hébreu. L'antisémitisme suinte.

 Prenant prétexte de la guerre menée par Tsahal contre le Hamas, qui règne sans partage sur Gaza et récuse toute souveraineté juive alentour, le front islamo-gauchiste pousse à l'exécration d'Israël. Mais ces "humanistes" ne disent rien du génocide du Darfour (300 000 morts) perpétré par les djihadistes soudanais, ni du terrorisme d'al-Qaida qui tue aussi des musulmans. Derrière leur émotion surjouée, une même détestation du monde libre unit ces soutiens aux autocraties islamistes et leurs "idiots utiles".

Le peuple palestinien peut désespérer de ces défenseurs: ceux-là veulent perpétrer son martyre, magnifié par le combat contre les Juifs que légitime une lecture littérale du Coran. L'enfant tué est exhibé devant les caméras. Les images passent en boucle sur al-Jezira. Dans le défilé parisien, des poupées de chiffon étaient brandies tandis que des femmes étaient invitées à mimer les victimes, place de la Nation. La mise en scène est la spécialité des tyrans de Gaza, qui utilisent les civils comme boucliers humains.

Capituler devant les images insoutenables est ce qui est espéré de l'Occident, bouleversé d'entendre qu'Israël tue des femmes et des enfants. Mais pourquoi les morts en uniforme des militants du Hamas ne sont-ils jamais montrés? Lors de l'assaut contre le camp de Jenine, en 2002, les médias avaient dénoncé le massacre de 500 civils, avant que le bilan ne soit largement revu à la baisse. Aujourd'hui, le chiffre de 1 000 morts, dont 300 enfants, est martelé. Des scènes atroces sont exposées. Beaux cadeaux pour une idéologie mortifère.
La sale guerre est insupportable. Mais elle n'est pas seulement celle de l'État hébreu contre un voisin fanatique qui a juré sa disparition de la carte. Les mobilisations que le conflit suscite rappellent l'autre enjeu : la survie d'une démocratie qui veut préserver son histoire, sa culture, son mode de vie. Ceux qui défilent en criant :  "À bas Israël !" n'admettent pas sa résistance. Ils voudraient aussi une France couchée. Leur laisser ce plaisir?


Construire un État
L'extrême gauche pacifiste montre son imposture, en se joignant à ceux qui dénoncent un "génocide" et jubilent en brûlant des étoiles de David au milieu d'insultes antijuives. Le FN, qui compare Gaza à un "camp de concentration" (comme l'a fait aussi, hélas, un prélat du Vatican, Mgr Renato Martino) ne se différencie plus de ces moralistes qui s'indignaient hier de ses dérapages. Les roucoulements entre Dieudonné et Jean-Marie Le Pen illustrent cette autre alliance des extrêmes contre les "sionistes". "Je suis traité dans mon pays en Palestinien", se plaint même le négationniste Robert Faurisson. L'autre jour, il s'est fait applaudir, en présence du comique et de son nouvel ami, par ceux qui sont prêts à contester la réalité des attentats du 11 Septembre.

Qu'attend le PS pour se désolidariser clairement de cette gauche radicale qui a tombé le masque? Son rejet des démocraties occidentales est tel qu'elle défile sous les couleurs de dictatures arabes dans lesquelles elle ne pourrait s'exprimer. Le bourreau des Palestiniens de Gaza n'est pas Israël, comme le martèle une propagande qui trouve forcément des échos auprès de Français musulmans. C'est le Hamas exalté qui instrumentalise la population et la force à la misère. Visiblement, les Palestiniens de Cisjordanie se gardent de soutenir ce totalitarisme régressif et violent.

Pour autant, cette guerre, trop longue et trop injuste pour les civils, ne doit pas être le préambule à l'embrasement général que l'Iran pourrait attiser. Il revient à Israël de maîtriser le risque de voir le Hamas se renforcer dans sa défaite. Aussi l'État hébreu s'oblige-t-il à l'exemplarité pour l'avenir immédiat. La souffrance des Palestiniens rend plus urgente la création d'un État autour de Gaza, de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est : une issue que les islamistes ont jusqu'à présent toujours refusée. L'Europe est-elle prête à s'impliquer auprès d'eux ?


Affrontement des cultures ?
L'alliance islamo-gauchiste contre Israël et le sionisme joue avec le feu et fait ressurgir des souvenirs dramatiques. Ceux qui crient à l'islamophobie sont les mêmes qui lâchent la bonde à l'antisémitisme. Démonstration, ces jours-ci, avec la montée des actes contre des synagogues. La LCR d'Olivier Besancenot, présente dans les défilés, ferait mieux de regarder où elle met les pieds, avant d'accuser Brice Hortefeux d'avoir contribué, par sa politique de reconduite aux frontières, à "distiller le poison de la haine de l'étranger et du racisme parmi la population". On se demande aussi ce que vient faire la FSU, première fédération de l'enseignement, dans ces démonstrations communautaristes, heureusement boudées par les lycéens et les étudiants. La France saura-t-elle conjurer le possible affrontement des cultures?
http://blog.lefigaro.fr/rioufol/2009/01/bloc-notes-le-vrai-bourreau-de.html

Par voline
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Vendredi 9 janvier 2009
Texte repris du site du Jerusalem Post en français.

Le ministre de la Défense Ehoud Barak décidera dans les jours à venir si les troupes doivent étendre ou non leur mission visant les infrastructures du Hamas. Depuis le début de la phase terrestre de l'opération, samedi, plusieurs unités d'infanterie ont pris position dans le nord de l'enclave palestinienne - Beit Lahiya, Beit Hanoun, Jabalya, Sajaiya et al-Atatra.

Quatre soldats ont été tués lundi soir, dans ce qui semble être une erreur de tir de l'armée israélienne. Trois soldats ont trouvé la mort lorsqu'un char a accidentellement ouvert le feu sur une maison de Sajaiya dans laquelle se dissimulaient des officiers et des soldats d'une unité Golani. Un autre char a tiré par erreur sur un immeuble d'al-Atatra, tuant un officier du 202e bataillon de l'unité des parachutistes.

Les victimes sont : le caporal Youssef Moadi, 19 ans, de Haïfa ; le major Dagan Wertman, 32 ans, de Maalé Mikhmash ; le sergent Nitai Stern, 21 ans, de Jérusalem ; et le capitaine Yonatan Netanel, 27 ans, de Kedoumim.

Mardi matin, le sergent Alexander Mashevizky, âgé de 21 ans, a trouvé la mort dans des échanges de tirs avec le Hamas au nord de Gaza-ville. Quatre autres soldats ont été légèrement blessés. Membre d'un corps d'ingénierie d'élite, Mashevizky menait son unité dans une mission de reconnaissance lorsqu'elle a été prise dans une embuscade par le mouvement terroriste.

Dans un discours suivant les événements de mardi, Barak a déclaré qu'Israël avait payé un prix douloureux pour une bataille inévitable. "Aucun Etat en quête de paix ne peut laisser une organisation terroriste empoisonner quotidiennement la vie de ses citoyens."

Un officier israélien a révélé, par ailleurs, que le Hamas avait intensifié ses attaques contre les troupes basées en périphérie des villages du nord de Gaza. Plus de 150 Palestiniens ont déjà été arrêtés dans le secteur. Un certain nombre de tentatives d'enlèvement de soldats israéliens ont été déjouées, par ailleurs, depuis le début de l'incursion terrestre.

Si l'armée israélienne choisit d'étendre son opération à l'enclave tout entière, il est possible que la défense fasse appel aux soldats de réserve qui s'entraînaient, jusqu'à présent, dans le sud du pays. "Le Hamas essaie de nous attirer dans les zones urbaines. Il veut éviter une bataille classique. La nuit dernière, un homme a tenté de s'introduire dans une de nos bases pour s'y faire sauter. Les soldats ont réagi très rapidement. Il y a aussi des tireurs d'élite qui nous visent et beaucoup de tirs au mortier", expliquait un responsable militaire.

Malgré l'escalade des affrontements, les pressions diplomatiques commencent à influencer la suite de l'opération, selon des sources militaires, et la défense prévoit éventuellement un retrait la semaine prochaine, si une solution viable est trouvée d'ici-là.

L'armée impose deux conditions à la conclusion d'un cessez-le-feu avec le Hamas : l'établissement d'un mécanisme de surveillance dans la bande de Gaza et le déploiement d'une force étrangère le long du côté égyptien du couloir de Philadelphie.

Au total, 58 Palestiniens ont été tués mardi, y compris 30 qui ont trouvé la mort après une frappe israélienne sur une école de Jabalya, depuis laquelle le Hamas tirait des obus de mortier. Depuis l'entrée de Tsahal dans le nord de la bande de Gaza, le Hamas éprouve plus de difficultés à tirer des roquettes longue portée sur les villes israéliennes d'Ashdod et Beersheva, selon des sources militaires.

Environ 40 roquettes se sont abattues sur le sol israélien mardi, sans faire de victimes. Six personnes étaient en état de choc.


Yaakov Lappin a contribué à la rédaction de cet article.

 

© Jerusalem Post

Par voline
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Vendredi 2 janvier 2009

 That is the question puisque le Hamas se réclame de la même doctrine ou quasiment : celle du peuple supérieur. Mais ceci fait sans doute partie des nouvelles censures dont parle le dernier numéro de Valeurs Actuelles puisque la spécificité non négociable, elle, de son combat est niée en ce sens qu'il est impossible au Hamas de négocier autre chose que des trêves provisoires puisque son but ne vient pas de lui mais de cette entité qu'il appelle "Allah" et qui demanderait la soumission de toute terre terrestre et céleste : le chant du muezzin ne permet-il pas la levée la montée et la descente du soleil ? Comment dans ces conditions négocier ? Avec qui ? Des "impies" qui ont falsifié la Parole (le Livre) comme le montre le Discernement (Koran) ? Impossible ! Sauf que ce discours, ou les statuts du Hamas, n'est pas évidemment répété à chaque fois que l'on montre un enfant mort à la caméra jouant plutôt sur la susceptibilité, faisant ainsi oublier, dans le même temps, que les soldats du Hamas vivent avec leur famille, se protègent avec, tandis que les centaines de roquettes tirées au hasard ne ciblent précisément aucun autre objectif militaire puisque chaque juif est une cible en tant que telle. Il arrivera bien un moment où elles se feront plus précises. Et donc plus létales.

 

Fallait-il donc que la riposte d'Israël soit moins "disproportionnée" et donc envoie également lui aussi, en proportion, autant de roquettes au hasard? Jusqu'où s'arrête la proportion ? Ceux qui clament que la solution ne peut pas être militaire oublient qu'elle a été militaire avec Hitler et avec le militarisme japonais, et qu'en réalité Israël s'est toujours retenu alors qu'en d'autres temps Gaza aurait été rasé depuis longtemps si cette enclave avait été à la frontière française, anglaise, disons en 1914 ou en 1939... Ne parlons pas de la Russie en...2008.

Et en quoi l'Alsace serait-elle partie intégrante de la France plus que de l'Allemagne ? Et la Savoie ? Et la Corse? Et l'Aquitaine? Et le pays Basque, et la Bourgogne ? Et la Flandre ? Et l'Écosse ? Et l'Irlande du Nord ? Au nom de quoi devrait reprocher Israël d'avoir accepté la partition de 1948 alors que la Déclaration Balfour prévoyait que la Jordanie appartiennent également au Foyer Juif ? Pourquoi les arabo-musulmans ont-ils refusé en 1948 une partition alors qu'Israël était bien plus petit, (avec le désert du Néguev) et n'avait pas tout Jérusalem, etc ? La critique ne peut pas venir que d'un seul côté, pourquoi les Juifs auraient tort à cent pour cent ? Pourquoi ? Et les 800 000 juifs expulsés d'Afrique du Nord et du Proche Orient après 1948 (alors qu'ils étaient là bien avant l'invasion arabo-musulmane du 7ème siècle) ne peuvent être oubliés alors que ce sont les dirigeants arabo-musulmans qui en 1948 ont demandé aux palestiniens de partir afin de ne pas se faire tuer lors des affrontements. Et les excès de ces derniers ne doivent pas être un prétexte pour oublier que les Juifs sont des êtres humains comme les autres et donc peuvent faire aussi des erreurs alors que les dits arabes ne feraient pas, bien sûr, ils n'ont aucun tort, évidemment, et ainsi l'on projette sur eux cette conception contestable qui présuppose que toute violence n'est qu'une conséquence subie et jamais une préméditation en vue d'assouvir une passion, non, la passion, la convoitise, la rouerie, le mensonge, sont occidentaux pas du tout humains, non, donc toute personne habitant au "Sud" en général et au " Proche Orient" en particulier (à l'exception d'Israël puisqu'il est peuplé d'occidentaux) sera considérée comme exempte de tels tourments, donc, à Gaza, la faute sera uniquement reportée sur Israël, eh oui ! CQFD ! même si Gaza longe la mer, a une frontière avec l'Egypte et pourrait en avoir une avec Israël s'il avait été décidé une réelle paix des braves, un réel choix de développement, or, au lieu de cela, le Hamas ne négocie pas, il exige qu'Israël disparaisse, il transforme ses gens en armes fatales, voilà la réalité, pure et dure, aussi dure que le bunker d'Hitler. Certes le Hamas n'est pas (encore)Hitler, non pas parce qu'il ne veut pas, mais parce qu'il ne le peut pas, même s'il se fait financer par l'Iran Khomeyniste qui, lui, n'a pas attendu la génuflexion de Dieudonné devant Faurisson pour le vouloir et même en avoir bientôt les moyens. Aussi il serait bon que les pleureuses gardent leurs larmes pour une cause plus sereine.


Par Lucien SA Oulahbib[1]



[1]Habilité à diriger des recherches en sciences politiques, attaché d’enseignement et de recherche à Lyon III, Lucien SA Oulahbib est aussi romancier et éditorialiste sur Internet. Dernier ouvrage paru : Nature et politique, éditions l'Harmattan, 2008.

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Lundi 29 décembre 2008
Faire circuler la priere pour les soldats de Tsahal en ces moments difficiles pour Israel .
Kol Touv les Koulam

תפילה לחיילים

מִי שֶׁבֵּרַךְ אֲבוֹתֵינוּ וְאִמּוֹתֵינוּ הוּא יבָרֵךְ אֶת חַיָּלֵי צְבָא הֲגַנָּה לְיִשְׂרָאֵל, מְגִנֵּי אֶרֶץ קָדְשֵׁנוּ. הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא יִשְׁמֹר וְיַצִּיל אֶת חַיָּלֵינוּ וְחַיָּלוֹתֵינוּ מִכָּל צָרָה וְצוּקָה וּמִכָּל נֶגַע וּמַחֲלָה, וְיִשְׁלַח בְּרָכָה וְהַצְלָחָה בְּכָל מַעֲשֵׂה יְדֵיהֶם, רְפוּאָה שְׁלֵמָה לְכָל חוֹלֵיהֶם וּפְצוּעֵיהֶם, וְיִפְדֶּה בִּמְהֵרָה אֶת שְׁבוּיֵיהֶם. וְנֹאמַר אָמֵן.

“Que Celui qui bénit nos parents, Abraham, Isaac et Jacob, bénisse les soldats des Forces de Défense Israéliennes, qu'ils protègent notre pays et les villes de notre Seigneur. Depuis les frontières du Liban jusqu'au désert égyptien, et depuis la Mer Méditerranéenne jusqu'à l'accès à Arava, qu'ils soient sur terre, dans les airs ou sur la mer.
Que le Tout puissant nous délivre des ennemis qui se lèvent contre nous, que le Saint, béni soit-il, les préserve et les sauve de toute douleur et de tout danger, de tout risque et de tout mal. Qu'il bénisse leurs efforts, qu'il les délivre de ceux qui nous haïssent et les couronne du salut, et de la victoire, pour que s'accomplisse en eux la parole : 'Que le Seigneur, ton Dieu, qui marche avec toi, lutte contre tes ennemis pour toi et qu'il te sauve. Amen'".
Par voline
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Samedi 29 novembre 2008
Texte repris du site de Un écho d'Israël

Depuis plusieurs jours l’Autorité Palestinienne publie dans les trois grands journaux israéliens Haaretz, Yediot Aharonot et Maariv, le texte du plan de paix initié par le roi Abdallah d’Arabie Saoudite. C’est la première fois que l’Autorité Palestinienne s’adresse directement aux Israéliens par le biais de la presse.

L’Initiative de paix arabe
 
(27-28 mars 2003)
 
Partant de la conviction des Etats arabes qu’une solution militaire du conflit n’établira pas la paix, pas plus qu’elle n’assurera la sécurité d’aucune des parties
 
La décision de publier le document dans la presse israélienne a été prise à la fin d’une consultation des dirigeants palestiniens, dont Saïb Arikat et le député arabe israélien Ahmad Tibi. Ce dernier a été choisi pour mettre en oeuvre avec les journalistes israéliens ce projet. « C’est la première fois que nous faisons pareille chose. L’Autorité Palestinienne s’adresse au public israélien par l’intermédiaire d’une publicité - Lisez bien l’initiative de paix arabe, c’est l’occasion à ne pas manquer » dit Ahmad Tibi.

Le texte publié dans les journaux indique que le monde arabe reconnaîtra l’Etat d’Israël, en échange d’un retrait de la Cisjordanie, de la bande de Gaza et de certaines parties de Jérusalem. « 57 pays arabes et musulmans établiront des relations diplomatiques avec Israël » peut-on lire, à condition bien sûr qu’Israël se retire des territoires conquis en 1967 et que les Palestiniens puissent créer leur État.

Il est écrit, entre autres, dans l’annonce : « Après avoir écouté l’annonce du prince Abdallah, héritier de la cour d’Arabie Saoudite, dans laquelle ont été présentées l’initiative de retrait complet d’Israël de tous les territoires arabes conquis en juin 1967, en application de la décision de la commission sécuritaire 242 et 338, demande renouvelée lors de la commission de Madrid en 1991, ainsi que l’acceptation par Israël d’un Etat palestinien indépendant avec Jérusalem-Est comme sa capitale, nous établirons en échange des rapports de paix normalisés avec Israël. Les pays arabes sont en effet convaincus que la solution militaire au conflit ne mènera ni à la paix ni à la sécurité des deux partenaires ».

Sur l’affiche dont le cadre est entouré des drapeaux des 57 pays musulmans qui sont d’accord sur cette initiative, les chefs de l’Autorité palestinienne expliquent les principes de celle-ci.

Selon le député Ahmad Tibi, « Abou Mazen croit que cette initiative est la meilleure façon d’arriver à la solution du conflit, et il pense que le public israélien et la classe politique israélienne n’ont pas eu l’occasion de connaître les détails de l’initiative, aussi a-t-il jugé opportun de s’adresser directement au public ».

Pérès au souverain saoudien : votre initiative apporte de l’espoir

Lors du congrès du dialogue interreligieux la semaine dernière à New York, le président de l’Etat d’Israël Shimon Pérès a complimenté l’initiative arabe de paix. Il a également déclaré lors d’une interview réalisée en Grande Bretagne que le nouveau président américain était particulièrement impressionné par cette initiative.

La ministre israélienne des Affaires étrangères, Tzipi Livni, a réagi positivement à cette initiative, mais n’a pas voulu en dire plus. En effet, en pleine campagne électorale, soutenir l’initiative de paix saoudienne risque de la desservir.

 

Prochainement aussi, des affiches en Amérique

L’initiative saoudienne a été acceptée au sommet de Beyrouth en 2003, et depuis elle est connue comme l’initiative arabe de paix. Cette proposition inclut une paix réelle, avec des liens diplomatiques complets entre l’Etat d’Israël et tous les Etats du monde arabe et islamique - en contrepartie de la fin de l’occupation.

Suite à l’élection de Barak Obama comme président des Etats-Unis, l’Autorité Palestinienne a l’intention de publier des affiches semblables dans les journaux américains et européens.

Pour l’Autorité Palestinienne, cette initiative de publicité n’a aucun lien avec les élections en Israël. « Celles-ci sont encore loin et nous voulions nous assurer que les Israéliens, avant de décider, savent de quoi il s’agit ».

Cecile Pilverdier


© Un écho d’Israël

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Vendredi 21 novembre 2008
Amal-Arafa-9.jpg
L’actrice syrienne Amal Arafa: "La haine d’Israël est dans nos gènes et dans notre sang"
Un aveu effrayant, qui tombe des lèvres de cette beauté orientale. Le ver est dans le fruit, et c'est un fruit de haine et de mort. C'est d'une conversion radicale que de telles gens ont besoin. Dieu leur en laisse encore le temps, avant l'explication finale, que sera le jugement des nations. Et le Juge de toute la terre a mis en garde : "Qui vous touche, touche à la prunelle de mon oeil". (Menahem Macina).
L’actrice syrienne Amal Arafa:
"La haine d’Israël est dans nos gènes et dans notre sang ; aucun traité de paix ne pourra changer cela."
Et elle ajoute que cette haine, qui est absorbée par les Syriens avec le lait maternel, continuera de se perpétuer à travers les générations, même si un traité de paix avec Israël intervient...
 
Au moins, elle a la franchise de le dire.

Source: Memri: programme de la chaîne Hiwar TV, diffusé au Royaume-Uni le 4 octobre 2008...
Vidéo:
http://www.memritv.org/clip/en/1916.htm
                                                     "Et nous savons qu'il n'est a pas de meilleur sang que celui des Juifs"



© Philosémitisme  Repris du Blog Philosémitisme.

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Jeudi 20 novembre 2008

Dans le cadre du 60° anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme

Conférence internationale

"Le terrorisme contre les droits humains universels"

Paris le 23 novembre 2008 de 9 h à 18 h

PROGRAMME

9h - 9h 45 Accueil

Ouverture de la Conférence 9h45 - 10h

Alexandre Sebban, Vice-président du MPCT

1 Le terrorisme violation majeure des droits humains 10 h - 12h 45

- a Introduction

Françoise Rudetzki, fondatrice de SOS Attentats, SOS terrorisme

- b Quelles attaques de l’universel ?

Présidente Lise Haddad, philosophe Avec

Nabile Farès, psychanalyste

Bernard-Israël Feldman, victimologue

Dominique Sopo, Président de SOS Racisme

Jacques Tarnero, journaliste

Michèle Vianès, Présidente de Regards de femmes

Débat

- c Des victimes prennent la parole

Président : Richard Rossin, militant humanitaire

Avec nos partenaires au sein de l’Alliance Internationale Contre le Terrorisme :

Luca Guglielminetti, Responsable des Relations internationales de AIVITER (Italie)

Cherifa Kheddar, Présidente de Djazairouna (Algérie)

Arnold Roth, Président de Keren Malki (Israël)

Débat

2 Les réponses au terrorisme 14h 15 - 16h

Président : Bertrand Lebeau, Militant humanitaire

- a Le déni du terrorisme

Jean-Pierre Lledo, cinéaste

Philip Spencer, universitaire britannique

Fodé Sylla, Membre du Conseil Economique et Social, Président de la Fédération internationale SOS Racisme, Parrain de la 1° Journée Internationale Contre le Terrorisme

- b Les réponses de l’ONU

Témoignages d’Arnold Roth et Françoise Rudetzki sur le symposium des victimes du terrorisme

Analyse de Malka Marcovich, historienne, consultante internationale sur les droits humains. Débat

3 La mobilisation de la société civile contre le terrorisme, un enjeu international 16h -18 h

Présidente : Huguette Chomski Magnis, Présidente du MPCT

Luca Guglielminetti, Diagne Chanel, Cherifa Kheddar, Samia Labidi, Arnold Roth, Dominique Sopo, Asma Guenisi, Philip Spencer, Fodé Sylla, Michèle Vianès et les représentants de toutes les associations partenaires de la Conférence.

La construction de l’Alliance Internationale Contre le Terrorisme : un engagement balisé par le combat des victimes et des combats citoyens.

Lancement de la pétition internationale NON AU TERRORISME.

Débat ouvert avec les associations partenaires représentées (liste en cours)

Conclusion : Fodé Sylla

Entrée strictement sur réservation.

Inscription

par mail :

mpctasso@aol.com

mpctasso@gmail.com

par téléphone :

06 77 87 89 05

Entrée gratuite.

Soutien Participation aux frais d’organisation de la Conférence : nous invitons les participants à apporter leur soutien au moyen d’une contribution de 5 €, 10 € ou plus, selon leurs possibilités.

A adresser par chèque à l’ordre du MPCT à l’adresse suivante :

MPCT Maison du Citoyen et de la Vie Associative 16, rue du RP Aubry 94120 Fontenay-sous-Bois

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